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CrdaN

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ComfyUI ne sert pas seulement à générer une image complète à partir d’un prompt. Un des usages les plus rentables, surtout quand on débute, c’est la correction ciblée : remplacer un détail raté, nettoyer une zone, modifier un fond, corriger un accessoire, améliorer une miniature ou sauver un visuel client sans tout recommencer.

Dans ce tutoriel, on va voir comment utiliser l’inpainting dans ComfyUI. Le principe est simple : on charge une image, on masque uniquement la zone à modifier, puis ComfyUI régénère cette partie en essayant de garder le reste cohérent. C’est très utile pour les avatars, thumbnails, bannières Discord, visuels marketplace, covers de guides, packs de wallpapers, mockups et visuels de portfolio.

L’angle money est réaliste : proposer un petit service de retouche IA propre. Pas de promesse de résultat financier assuré, pas de magie. Si le résultat est moyen, si le brief est flou ou si tu prospectes mal, ça ne vendra pas. Par contre, savoir corriger vite une image peut devenir une vraie compétence complémentaire pour livrer mieux et éviter de refaire 30 générations pour un simple défaut.

Ce qu’est l’inpainting dans ComfyUI​


L’inpainting consiste à modifier une zone précise d’une image. Au lieu de demander à l’IA de refaire toute la scène, tu lui dis : “ne touche qu’à cette partie”. Dans ComfyUI, ça se fait avec une image d’entrée, un masque, un modèle compatible, un prompt positif, un prompt négatif et des réglages de denoise assez prudents.

Exemples concrets :

- enlever une main ratée sur une mascotte gaming ;
- remplacer un objet gênant dans une bannière ;
- corriger un logo fictif trop ressemblant à une marque réelle ;
- améliorer une zone floue sur une thumbnail ;
- refaire un œil, un casque, une arme fantasy ou un accessoire ;
- adapter un visuel marketplace sans tromper le client sur le produit réel.

Important : l’inpainting n’est pas une excuse pour faire de l’usurpation d’identité, du deepfake trompeur, de la contrefaçon ou du faux document. On reste sur de la création, de la retouche légitime et de la correction visuelle.

Prérequis avant de commencer​


Pour suivre correctement, il faut au minimum :

- un PC Windows, Linux ou macOS capable de lancer ComfyUI ;
- idéalement une carte NVIDIA avec 8 Go de VRAM ou plus ;
- Python/Git si tu installes la version classique, ou la version portable Windows si tu veux aller plus vite ;
- 20 à 50 Go libres selon les modèles utilisés ;
- ComfyUI à jour ;
- ComfyUI Manager pour installer plus facilement les nodes utiles ;
- un checkpoint SDXL ou un modèle inpainting compatible ;
- des images de test que tu as le droit de modifier.

Si tu débutes totalement, pars sur la version portable Windows officielle de ComfyUI et évite de télécharger des packs douteux sur des sites random. Pour les modèles, privilégie Hugging Face, les pages officielles ou Civitai en vérifiant toujours la licence commerciale. Certains modèles autorisent un usage commercial, d’autres non, et certains ont des restrictions spécifiques.

Liens utiles à vérifier :

- ComfyUI officiel :
- Docs ComfyUI :
- Installation portable Windows :
- ComfyUI Manager :
- Tutoriel inpainting ComfyUI :

Installation ou préparation rapide​


Si ComfyUI est déjà installé, mets-le à jour avant de commencer. Si tu pars de zéro, l’idée est de faire propre : installer ComfyUI, ajouter Manager, placer les modèles au bon endroit, puis tester avec une image simple.

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Pour un workflow simple, tu peux utiliser la base officielle d’inpainting ComfyUI. Tu peux aussi charger un exemple de workflow depuis la documentation, puis l’adapter à tes modèles. Le but n’est pas d’empiler 50 custom nodes dès le début. Commence simple : image, masque, modèle, prompt, génération, comparaison.

Installer les éléments utiles au tutoriel​


Pour ce tutoriel, tu peux travailler avec les nodes de base de ComfyUI. ComfyUI possède un éditeur de masque accessible depuis le node de chargement d’image. Sur certains workflows, tu verras aussi des nodes spécialisés pour l’inpainting, le masque, le crop ou l’upscale. Ne les installe que si tu sais pourquoi tu en as besoin.

Éléments recommandés :

- ComfyUI Manager pour gérer les dépendances ;
- un checkpoint SDXL polyvalent avec licence vérifiée ;
- éventuellement un modèle inpainting si le workflow le demande ;
- un upscaler propre pour finaliser l’image ;
- un outil externe type GIMP, Photopea ou Photoshop si tu veux préparer des masques plus précis.

Pour les images client, évite de travailler directement sur des fichiers sensibles. Si tu utilises un service cloud ou des nodes API externes, préviens le client et vérifie ce que tu envoies. En local, c’est plus simple à cadrer niveau confidentialité.

Méthode étape par étape : corriger une image avec inpainting​


On va prendre un cas classique : une bannière gaming ou une miniature avec un personnage correct, mais un détail gênant. Par exemple une main trop déformée, un texte illisible généré par erreur, un objet qui casse la composition ou une zone trop floue.

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Le piège classique est de trop masquer. Si tu masques la moitié de l’image pour corriger un détail, ComfyUI va réinterpréter trop de choses. Autre erreur : mettre un prompt trop large. Pour une retouche, le prompt doit être précis. Tu ne demandes pas “une superbe bannière e-sport cyberpunk”, tu demandes “corriger cette zone en gardant le style, la lumière et la composition”.

Réglages prudents pour obtenir un résultat stable​


L’inpainting demande un équilibre. Trop faible, rien ne change. Trop fort, l’image part dans une autre direction. Sur un service client, tu dois être fiable, pas juste chanceux.

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Pour vendre ce service, crée tes propres presets. Un preset “main/accessoire”, un preset “fond”, un preset “objet”, un preset “nettoyage texte/logos”, un preset “thumbnail”. Ça te permet de livrer plus vite sans repartir de zéro.

Contrôle qualité avant livraison​


Une retouche IA peut sembler bonne à 50% de zoom et être ratée en plein écran. Avant d’envoyer à un client, prends deux minutes pour vérifier les détails.

Checklist visible :

- la zone modifiée est-elle cohérente avec la lumière ?
- les bords du masque sont-ils invisibles ?
- l’image contient-elle du texte IA illisible ?
- y a-t-il une marque, un logo ou un personnage reconnaissable non autorisé ?
- le format correspond-il à l’usage final ?
- le client reçoit-il une version propre et une version compressée si besoin ?

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Ce niveau de sérieux fait la différence. Beaucoup de gens génèrent des images. Moins de gens savent nettoyer, corriger, livrer proprement et expliquer les limites.

Monétisation : proposer une offre de retouche IA simple​


L’offre doit rester claire et prudente. Tu ne vends pas “je transforme n’importe quelle image en chef-d’œuvre”. Tu vends une amélioration ciblée, avec limites.

Exemple d’offre :

“Je corrige vos visuels IA ou gaming avec ComfyUI : défauts, détails incohérents, zones floues, accessoires, fonds simples, préparation web.”

Clients possibles :

- streamers débutants ;
- admins Discord ;
- vendeurs de packs numériques ;
- créateurs de guides PDF ;
- petites boutiques ;
- membres de forums qui veulent une bannière propre ;
- créateurs de thumbnails.

Prix indicatifs prudents :

- 5 à 10 € pour une petite correction simple ;
- 15 à 30 € pour un lot de 3 à 5 retouches ;
- 40 à 80 € pour un mini pack complet avec retouches, upscale et exports.

Ces prix dépendent de ton niveau, du marché, du délai, de la qualité et de la relation client. Au début, mieux vaut faire simple, livrer propre et construire un portfolio plutôt que vendre trop cher un résultat instable.

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Qualité, droits et légalité​


C’est la partie à ne pas zapper. Une image peut être techniquement réussie mais inutilisable commercialement. Avant de vendre une retouche, vérifie trois choses : l’image source, les modèles utilisés et les assets intégrés.

Si le client t’envoie une image dont il n’a pas les droits, ce n’est pas automatiquement ton feu vert. Si le modèle interdit l’usage commercial, ne l’utilise pas pour une prestation payante. Si le prompt demande de copier une marque, un logo, une personne réelle ou le style d’un artiste vivant de façon abusive, refuse ou reformule vers une direction originale.

À éviter absolument :

- deepfake trompeur ;
- nudité non consentie ;
- usurpation d’identité ;
- faux documents ;
- logos/marques clonés ;
- contrefaçon ;
- visuels mensongers pour vendre un produit qui n’existe pas ;
- suppression de watermark pour voler une image.

Le bon réflexe : créer ou corriger des visuels originaux, annoncer clairement quand une image est illustrative, et garder une trace des modèles/licences utilisés.

Conclusion​


L’inpainting dans ComfyUI est une compétence très utile pour passer du simple “je génère des images” à “je sais livrer un visuel propre”. C’est parfait pour améliorer des thumbnails, bannières, avatars, visuels marketplace ou packs numériques sans tout recommencer.

Le potentiel money existe, mais il dépend de la qualité, de ta capacité à comprendre un brief, de ta prospection et de ton sérieux sur les droits. Commence avec quelques exemples avant/après, construis une petite offre simple, puis améliore ton workflow au fil des retours.

Vous seriez plutôt intéressés par un prochain tuto sur l’outpainting pour agrandir des bannières, ou sur une checklist complète de contrôle qualité avant livraison client ?