Journal d'un détenu mineur

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TheRealBos

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25 Juillet 2012
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#1
Je vous fait part d'un livre qui et vraiment très intéressant et qui franchement ma fais chaud au cœur !
A tous ceux qui aime la lecture ou pour tous les futurs prisonnier ceci vous aidera :
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~ 1 :

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Samedi, 00h30, je cours instinctivement en direction de ma maison, je crois que j'ai fait la pire connerie de ma vie, je ne réalise toujours pas, tout s'est fait si vite, Voilà dix minutes que je cours, dernier virage avant l'entrée de ma maison, je pense à ma mère, comment vais-je pouvoir lui raconter ça ? Que va-t-elle en penser ? Des gouttes de sueur coulent le long de mon visage sans que je m'en rende réellement compte, je suis trop préoccupé par ce que je viens de faire, j'aperçois la maison, bientôt la fin de ma course, je ralentis le rythme, je suis essoufflé. Dans ma tête tout est mélangé, je ne sais pas comment cette histoire va finir.
J'arrive devant chez moi, je m'arrête brusquement, une Laguna enclenche les pleins phares dans ma direction et démarre en faisant crisser les pneus, on se croirait dans un film américain. Par réflexe défensif, je fais demi-tour et lance ce couteau qui est la cause de tous mes ennuis, je cours le plus vite possible, la voiture s'approche de plus en plus, puis deux personnes en descendent et crient : « Police ! ». Je me retourne, j'aperçois un homme en uniforme, agenouillé, un pistolet braqué dans ma direction, je m'arrête net. Puis tout se passe en un éclair, je me retrouve allongé sur le ventre, menotté, dans ma rue... les policiers me bombardent de questions, je ne réponds pas, je ne suis pas conscient de ce que j'ai fait ni de ce qui m'arrive maintenant.
Je regarde autour de moi, je vois un de mes amis d'enfance qui passe et qui me regarde, j'ai honte, je tourne la tête pour ne pas être reconnu. Puis, une autre voiture de police arrive, cette fois-ci elle n'est pas banalisée, le policier me relève, et me pousse à l'intérieur, mes menottes me serrent, j'ai très mal.
Sur le chemin du commissariat, les policiers m'interrogent sur les faits, je leur explique et leur demande de me desserrer les menottes.
~ 2 :

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J'arrive dans le commissariat, la brigade me dévisage, ils me font entrer dans une salle, je regarde autour de moi : deux cellules de garde à vue avec une porte vitrée donnant sur un bureau, l'une est occupée par un homme, la quarantaine, qui dort dans son vomi, ... Mon escorte me laisse sur un banc et m'ôte les menottes à ma demande.
Je raconte une nouvelle fois les faits à un autre policier. Pour le moment, je n'ai pas le courage de regretter quoi que ce soit, je ne réalise pas ce qui m'arrive. Je n'ai pas peur, je ne suis pas triste. Je leur demande combien de temps je vais rester sur ce banc, on me répond qu'il ne faut pas que je m'inquiète, la cellule vide à ma droite a été réservée spécialement pour moi...
1h30, je suis assis sur le banc en pierre de la cellule, il y a des graffitis, des délinquants fiers de l'être qui y ont laissé leur nom ou surnom, d'autres, ont mis des commentaires, « Arrête de cogiter, ce qui devra arriver arrivera » et « la prison, c'est dur, la liberté, c'est sûr ! » En lisant le mot prison, un frisson me parcourt le corps, je commence peu à peu à réaliser. Je m'inquiète pour la victime, et si je l'avais tué ? Peut-être que je ne lui ai fait que des petites égratignures et que dans la prochaine heure, je serai relâché ? Peut-être est-il en train de perdre son sang à l'hôpital ? J'ai peur. Je commence vraiment à stresser, il me faut une cigarette, je pense de plus en plus à la victime : Luc.
2h00, je me souviens de ce film, Usual Suspects, le héros disait que pour montrer que l'on n'a rien à se reprocher, en garde à vue, il faut dormir. De toute façon, je suis mort de fatigue. Le médecin m'a donné un calmant, il n'a pas trop d'effets mais je vais me forcer, et il faut que je sois en forme pour mon retour à la maison demain. Je me couche sur ce banc de pierre, ferme les yeux et attends que le sommeil m'emporte.
~ 3 :

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Le lendemain, je suis réveillé par la porte qui s'ouvre, j'entends une voix féminine qui me demande de la suivre. Je me lève, me frotte les yeux puis je résume la situation en moins de deux secondes dans ma tête. Non, tu n'es pas dans ton lit Olivier, tu es en garde à vue car tu as mis des coups de couteau à ton collègue de travail. On me remet les menottes et on me traîne au bureau de l'OPJ, Officier de Police Judiciaire.
J'entre dans la pièce, la position assise avec les menottes est assez spéciale, on se sent vraiment inférieur les mains derrière le dos, en face d'un homme bien rasé, bien habillé, qui se tient droit, il a l'air d'aimer son travail.
- Bon, racontez-moi les faits de A à Z, et un conseil, dites la vérité et n'essayez pas de minimiser, dit l'officier d'un ton presque amical.
- Ok... en fait... je me suis battu avec un collègue, j'avais un couteau pour lui faire peur, mais je l'ai utilisé après avoir reçu un coup sur la tête. Voilà. Et j'ai une question : je vais rentrer chez moi aujourd'hui ?
- Tu te fous de ma gueule ?
Je sens maintenant l'officier beaucoup moins amical, et je trouve aussi originale sa façon brutale de passer du vouvoiement au tutoiement.
- Non.... Pourquoi ? ...
- Bon, pourquoi avais-tu ce couteau ?
- Pour lui faire peur, comme je vous l'ai dit.
- Mais... Je pense que tu lui as fait plus que peur ! Avec neuf coups de couteaux tout de même !
Neuf coups de couteaux ! Non, il bluffe, ce n'est pas possible, d' après le vague souvenir de la scène, j'ai dû l'effleurer deux ou trois fois ! Ce n'est pas possible, pas neuf.
- Neuf ? ...
- Oui ! Neuf ! Ton pote est encore à l'hôpital à l'heure qu'il est ! Bon, reprenons les faits du début.
Je lui raconte toute mon histoire, il tape au clavier aussi vite que je parle, ça m'impressionne. Je ne dois pas vraiment me rendre compte de ce qui se passe pour prêter attention à des détails si insignifiants, peut-être que j'essaye de fuir la réalité.
Je retourne dans ma cellule 3 étoiles, je m'assois, et pense à Olivia. Olivia est ma petite amie, elle fait partie de ces filles dont vous tombez bêtement amoureux. Une fille magnifique, pleine de charme, très intelligente...nous avons projeté de nous fiancer avant la fin de l'année, je devais la voir aujourd'hui, c'est fichu, d'ailleurs, est-elle au courant de ce qui m'arrive ? Qu'en pensera-t-elle si elle l'apprend ? De toute façon, je lui expliquerais tout ce soir, quand je rentrerai. J'espère qu'elle ne m'en voudra pas trop.
~ 4 :

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Pour voir la suite partez sur le site qui a publier cet article (lien ci-dessous) car l'article est vraiment long.

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#2
A tous ceux qui aime la lecture ou pour tous les futurs prisonnier ceci vous aidera :
:mdr1:

sinon c'est vrai que l'histoire est émouvante. En même temps... il ne sais pas trop se défendre se mec, il a réussie a mètre 9 coup de coûteux, et n'a pas réussie a mètre quelque coupe de poing ?
 
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Demmon

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#3
J'en suis au ~14, y'en a combien là ? xD
 

Demmon

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#5
J'ai vu ça (J'ai déjà tout lu en fait, ça fait longtemps que j'avais pas lu)
 

sonic51200

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moi j'ai fini l'histoire :hap: (j'ai passez toute l'après midi a lire) c'est un super journal :)
 

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